Perte de poids, femme ou homme, ce que montrent les chiffres et les règles communes

Femmes et hommes ne partent pas des mêmes chiffres, mais les règles qui marchent sont les mêmes pour tous, avec quelques réglages selon le sexe, l’âge et la taille. Les données françaises aident à séparer les vraies différences des idées reçues.
Vos coachs étudient votre situation à vos côtés pour vous conseiller au mieux.
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Ce que mesure l’étude Esteban
Santé publique France a publié les résultats de l’étude Esteban. En 2015, 54 % des hommes et 44 % des femmes de 18 à 74 ans étaient en surpoids ou en obésité. L’obésité seule touchait 17 % des adultes, sans écart entre les sexes. Les hommes sont donc plus souvent en surpoids, mais l’obésité concerne autant les femmes.
Des écarts qui tiennent au corps
En moyenne, les hommes ont plus de muscle et dépensent un peu plus d’énergie au repos. C’est une des raisons pour lesquelles leur balance bouge parfois plus vite au début. Les femmes, elles, traversent des étapes qui modifient le poids, la grossesse puis la ménopause. Ce sont des moyennes. Une femme grande et active peut avoir des besoins supérieurs à ceux d’un homme menu et sédentaire. Avec l’âge, ces écarts se resserrent, car chacun perd un peu de muscle si rien ne l’entretient.
Quelques nutriments à part
Certains apports diffèrent vraiment. Les femmes en âge d’avoir des enfants ont des besoins en fer plus élevés. L’Anses insiste aussi sur la vitamine B9, particulièrement importante au début d’une grossesse, que l’on trouve dans les légumineuses comme les lentilles et dans les légumes à feuilles vertes.
Les règles qui valent pour tout le monde
- Des légumes à chaque repas et des féculents complets.
- Des protéines réparties sur la journée pour garder le muscle.
- De l’activité physique chaque jour, adaptée à sa forme.
- Des nuits suffisantes et des repas à heures régulières.
Pour le reste, chacun ajuste ses portions à sa faim, à sa taille et à son activité. Notre article sur les besoins en énergie de chaque jour explique ce qui les fait varier, et celui sur la ménopause s’adresse aux femmes qui traversent cette étape.
Vivre ensemble, manger ensemble
Dans un couple, il est tentant de comparer les balances. C’est souvent décourageant pour celui ou celle qui avance moins vite, alors que les 2 progressent. Mieux vaut partager le même plat en adaptant les portions, et que chacun compare ses propres mesures d’un mois sur l’autre.
Un suivi qui part de la personne
À Aloha Nutriclub, à L’Union, les membres prennent leur petit-déjeuner au club le matin. Alexandra et Aurélie, les 2 coachs du club, formées en nutrition, suivent chaque membre au quotidien et adaptent leurs conseils à la personne plutôt qu’à une moyenne. Le premier bilan est offert.
Ces repères ne remplacent pas l’avis d’un médecin, en particulier pendant une grossesse ou en cas de traitement.
Votre perte de poids en courbe
Renseignez votre profil, la courbe s’ajuste aussitôt.
Au rythme médian, 8 kg prendraient environ 11 semaines. Au pas le plus tranquille, plutôt 4 mois.
Pour une perte qui tient, le repère habituel va de 500 g à 1 kg hebdomadaire. Sur le graphique, c’est la zone idéale. Au-delà de 1 kg hebdomadaire, tenu longtemps, le corps entame ses muscles presque autant que ses réserves de gras. C’est la partie hachurée.
Projection indicative. Chaque parcours est unique, et personne n’avance au même rythme. Rien ne quitte votre appareil, rien n’est stocké. Passé 65 ans, un avis médical passe en premier.
Comment la courbe est construite
Le haut de la zone, 500 g hebdomadaires, c’est le pas le plus tranquille. Le bas, 1 kg hebdomadaire, c’est le seuil à risque.
Au départ, la balance descend vite, surtout grâce à l’eau, puis le rythme se calme. Après 40 ans, la médiane fléchit doucement, car le métabolisme baisse. À conditions égales, un homme perd souvent un peu plus vite qu’une femme.
Pour imiter la réalité, la courbe du parcours glisse quelques paliers de plusieurs jours et de légères reprises. Elle n’annonce pas ce que sera votre propre parcours.
Ces conseils sont d’ordre général, ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.
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