Causes de la prise de poids, 7 questions pour comprendre ce qui a changé

Une prise de poids a rarement une seule cause. L’âge, les hormones, un médicament, le stress, la fatigue, des nuits trop courtes et une charge mentale lourde se cumulent souvent, et chacun pèse un peu. Plutôt que de vous reprocher un manque de volonté, prenez un moment pour refaire le film des derniers mois. Les 7 questions ci-dessous aident à repérer ce qui a changé, et donc ce sur quoi vous pouvez agir.
Vos coachs étudient votre situation à vos côtés pour vous conseiller au mieux.
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- 1. Avez-vous changé de décennie ?
- 2. Votre corps traverse-t-il une période hormonale ?
- 3. Prenez-vous un nouveau traitement ?
- 4. Comment dormez-vous ?
- 5. Le stress s’est-il invité dans votre quotidien ?
- 6. Êtes-vous fatigué en permanence ?
- 7. Portez-vous tout sur vos épaules ?
- Et maintenant, que faire de vos réponses ?
- Faire le point au club, à L’Union
- Votre perte de poids en courbe
1. Avez-vous changé de décennie ?
Avec les années, la masse musculaire diminue doucement si on ne la sollicite pas. Or le muscle dépense de l’énergie, même au repos. À assiette égale, le corps de 50 ans brûle donc un peu moins que celui de 30 ans. Ce glissement est lent, presque invisible, et il explique beaucoup de kilos installés sans changement apparent. Notre article sur le métabolisme expliqué en quelques mots détaille ce mécanisme.
2. Votre corps traverse-t-il une période hormonale ?
Grossesse, arrêt d’une contraception, approche de la ménopause, problème de thyroïde. Les hormones influencent l’appétit, la rétention d’eau et la façon dont la graisse se répartit. À la ménopause, elle se loge plus volontiers autour du ventre. L’Inserm fait le point sur ces changements dans son dossier consacré à la ménopause. Une fatigue inhabituelle associée à une prise de poids mérite toujours une prise de sang prescrite par le médecin.
3. Prenez-vous un nouveau traitement ?
Certains médicaments peuvent ouvrir l’appétit ou favoriser le stockage. C’est le cas de certains antidépresseurs, des corticoïdes pris longtemps ou de certains traitements du diabète. Si la prise de poids a commencé peu après un nouveau traitement, parlez-en à votre médecin. N’arrêtez jamais un médicament de vous-même. Il existe souvent une solution ou un ajustement.
4. Comment dormez-vous ?
Des nuits courtes ou hachées dérèglent les signaux de la faim. Le lendemain, on a envie de sucré et de gras, et on bouge moins. Le manque de sommeil est aujourd’hui considéré comme un vrai facteur de prise de poids, comme le rappelle l’Inserm dans son dossier sur le sommeil. Nous y revenons dans l’article sur le lien entre sommeil et poids.
5. Le stress s’est-il invité dans votre quotidien ?
Un changement de poste, un deuil, un conflit, des soucis d’argent. Face au stress, beaucoup de personnes mangent pour se calmer, souvent le soir, souvent debout devant le placard. Le corps libère aussi davantage de cortisol, une hormone qui favorise le stockage autour du ventre quand elle reste élevée longtemps.
6. Êtes-vous fatigué en permanence ?
La fatigue chronique pousse à chercher de l’énergie rapide dans l’assiette et coupe l’envie de bouger. Elle peut venir du sommeil, du stress, mais aussi d’un manque de fer ou d’une autre cause médicale. Si elle dure plus de quelques semaines, consultez.
7. Portez-vous tout sur vos épaules ?
La charge mentale, c’est penser à tout pour tout le monde. Les rendez-vous des enfants, les courses, les parents âgés, le travail. Dans ce quotidien sans pause, ses propres repas passent en dernier. On saute le petit-déjeuner, on finit les assiettes, on dîne tard et vite. Rien de spectaculaire, mais tout s’additionne. Ajoutez à cela le temps qui manque pour cuisiner, et les plats tout prêts prennent peu à peu la place des repas faits maison. Reprendre la main commence souvent par déléguer une tâche, ou par réserver 2 soirs par semaine à un dîner simple préparé la veille.
Et maintenant, que faire de vos réponses ?
Si vous avez répondu oui à plusieurs questions, c’est normal. Les causes s’entremêlent. Choisissez celle sur laquelle vous avez le plus de prise et commencez par là. Un coucher plus tôt 3 soirs par semaine, un vrai petit-déjeuner, 10 minutes de marche après le déjeuner. Les petits pas réguliers valent mieux qu’une révolution abandonnée au bout de 15 jours.
Faire le point au club, à L’Union
Que vous veniez de Balma, de Montrabé ou de Saint-Jean, le club est ouvert dès 7h en semaine. Les membres y prennent leur petit-déjeuner avant le travail et font le point chaque jour avec Alexandra et Aurélie, coachs formées en nutrition. Le premier bilan offert mesure votre muscle, votre masse grasse, votre eau et votre graisse viscérale, une base utile pour comprendre d’où vous partez.
Ces informations sont générales. Elles ne remplacent pas l’avis de votre médecin, seul à même de rechercher une cause médicale à une prise de poids.
Votre perte de poids en courbe
Renseignez votre profil, la courbe s’ajuste aussitôt.
Au rythme médian, 8 kg prendraient environ 11 semaines. Au pas le plus tranquille, plutôt 4 mois.
Pour une perte qui tient, le repère habituel va de 500 g à 1 kg hebdomadaire. Sur le graphique, c’est la zone idéale. Au-delà de 1 kg hebdomadaire, tenu longtemps, le corps entame ses muscles presque autant que ses réserves de gras. C’est la partie hachurée.
Projection indicative. Chaque parcours est unique, et personne n’avance au même rythme. Rien ne quitte votre appareil, rien n’est stocké. Passé 65 ans, un avis médical passe en premier.
Comment la courbe est construite
Le haut de la zone, 500 g hebdomadaires, c’est le pas le plus tranquille. Le bas, 1 kg hebdomadaire, c’est le seuil à risque.
Au départ, la balance descend vite, surtout grâce à l’eau, puis le rythme se calme. Après 40 ans, la médiane fléchit doucement, car le métabolisme baisse. À conditions égales, un homme perd souvent un peu plus vite qu’une femme.
Pour imiter la réalité, la courbe du parcours glisse quelques paliers de plusieurs jours et de légères reprises. Elle n’annonce pas ce que sera votre propre parcours.
Ces conseils sont d’ordre général, ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.
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