Poids et cycle menstruel, ce que le chiffre de la balance mélange au fil du mois

Pendant le cycle menstruel, le chiffre de la balance mêle l’eau, le contenu de l’intestin et la graisse, si bien qu’un chiffre plus élevé ne veut pas dire que l’on a grossi. Beaucoup de femmes se découragent en se pesant à la veille de leurs règles. Le corps n’a pas changé de silhouette en 3 jours. Il retient simplement un peu plus d’eau.
Vos coachs étudient votre situation à vos côtés pour vous conseiller au mieux.
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La balance additionne sans trier
Une balance classique donne un seul nombre. Ce nombre réunit les os, les muscles, la graisse, l’eau du corps, et même le repas de la veille encore en cours de digestion. Quand l’un de ces éléments bouge, le chiffre bouge aussi. La graisse, elle, change lentement, au rythme des semaines. Les variations rapides viennent presque toujours d’ailleurs.
L’eau, première responsable
Dans les jours qui précèdent les règles, les hormones favorisent une rétention d’eau chez beaucoup de femmes. Les seins sont plus sensibles, le ventre paraît plus rond, les bagues serrent un peu. Le sel des plats préparés peut accentuer cet effet. Cette eau repart en général dans les premiers jours des règles, sans rien faire de particulier.
Le transit, l’oublié
Le cycle influe aussi sur la digestion. Certaines femmes sont plus constipées avant les règles, d’autres ont le transit plus rapide pendant. Un intestin plus chargé pèse sur la balance. Boire suffisamment et garder des fibres au menu aide à lisser ces écarts. Notre article sur les fibres et le ventre plein donne des idées simples.
Le fer, à ne pas négliger
Les règles abondantes augmentent les besoins en fer. L’Anses, dans sa page sur le fer dans l’alimentation, cite les femmes aux pertes menstruelles abondantes parmi les personnes à risque de manque. La viande, le poisson, les légumes secs et les légumes à feuilles vertes en apportent. La vitamine C d’un fruit au même repas aide à l’absorber, alors que le thé bu au même moment freine cette absorption. Une fatigue qui s’installe mérite d’en parler à son médecin.
Comparer ce qui est comparable
- Pesez-vous le même jour du cycle d’un mois sur l’autre, par exemple juste après les règles.
- Notez vos pesées sur 2 ou 3 cycles pour voir la tendance, pas le détail.
- Complétez par le tour de taille, mesuré au même moment du cycle.
Alexandra et Aurélie, les 2 coachs du club, formées en nutrition, suivent chaque membre au quotidien. Elles peuvent vous aider à lire vos chiffres en tenant compte de votre cycle, pour ne pas prendre une semaine d’eau pour un recul.
Quand consulter
Des règles très douloureuses, très abondantes ou très irrégulières ne font pas partie de la vie normale à supporter en silence. La Haute Autorité de santé a publié une page sur la prise en charge de l’endométriose, une maladie qui reste parfois longtemps mal repérée. Parlez de vos symptômes à votre médecin ou à votre gynécologue, car cet article ne remplace pas leur avis.
Pour aller plus loin, notre article sur la ménopause aborde l’étape suivante, et le premier bilan au club est offert.
Votre perte de poids en courbe
Renseignez votre profil, la courbe s’ajuste aussitôt.
Au rythme médian, 8 kg prendraient environ 11 semaines. Au pas le plus tranquille, plutôt 4 mois.
Pour une perte qui tient, le repère habituel va de 500 g à 1 kg hebdomadaire. Sur le graphique, c’est la zone idéale. Au-delà de 1 kg hebdomadaire, tenu longtemps, le corps entame ses muscles presque autant que ses réserves de gras. C’est la partie hachurée.
Projection indicative. Chaque parcours est unique, et personne n’avance au même rythme. Rien ne quitte votre appareil, rien n’est stocké. Passé 65 ans, un avis médical passe en premier.
Comment la courbe est construite
Le haut de la zone, 500 g hebdomadaires, c’est le pas le plus tranquille. Le bas, 1 kg hebdomadaire, c’est le seuil à risque.
Au départ, la balance descend vite, surtout grâce à l’eau, puis le rythme se calme. Après 40 ans, la médiane fléchit doucement, car le métabolisme baisse. À conditions égales, un homme perd souvent un peu plus vite qu’une femme.
Pour imiter la réalité, la courbe du parcours glisse quelques paliers de plusieurs jours et de légères reprises. Elle n’annonce pas ce que sera votre propre parcours.
Ces conseils sont d’ordre général, ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.
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