Régimes minceur, des règles imposées là où il faudrait construire des habitudes

Les régimes minceur déçoivent surtout parce qu’ils remplacent vos habitudes par des règles venues de l’extérieur, et qu’une règle s’abandonne dès qu’on ne la surveille plus. Une habitude, au contraire, se fait presque toute seule. C’est elle qui décide du poids sur le long terme.
Vos coachs étudient votre situation à vos côtés pour vous conseiller au mieux.
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Une règle tient tant qu’elle reste en tête
Pas de pain le soir, pas de sucre avant 16h, pas plus de 3 fruits par jour. Chaque régime arrive avec sa liste. Les premières semaines, on la suit avec application. Puis viennent un repas de famille, une semaine chargée, un voyage. La règle demande un effort de mémoire et de volonté à chaque repas, et cet effort finit par s’user.
L’Anses l’a constaté dans son avis sur les régimes amaigrissants. Plus on enchaîne les régimes, plus la reprise de poids devient probable. L’agence insiste plutôt sur une alimentation équilibrée et variée et sur une activité physique régulière.
Ce qui fait une habitude
Une habitude naît de la répétition d’un geste dans un même contexte. Le café du matin, le chemin pour aller au travail, la place à table. À force, le cerveau automatise le geste, et il n’y a plus rien à décider. C’est une excellente nouvelle pour qui veut changer son alimentation, à condition de s’y prendre autrement qu’avec un régime.
3 différences qui changent tout
- Une règle interdit, une habitude ajoute. Ajouter une portion de légumes au déjeuner est plus facile que supprimer le dessert.
- Une règle s’applique à tous, une habitude se choisit. Celle qui vous convient n’est pas forcément celle de votre voisin.
- Une règle a une date de fin, une habitude n’en a pas. Elle n’a donc pas d’après à redouter.
Construire une habitude à la fois
Choisissez un seul geste, simple et précis. Prendre un vrai petit-déjeuner assis, préparer une salade pour le midi, marcher 15 minutes après le dîner. Attachez-le à un moment fixe de la journée, et tenez-le plusieurs semaines avant d’en ajouter un autre. Ce rythme paraît lent. Il est en réalité bien plus rapide que l’enchaînement des régimes et des reprises.
Santé publique France s’est intéressée aux pratiques des adultes pour contrôler leur poids, dans son étude sur la maîtrise du poids corporel. Sur 12 mois, 43 % des femmes et 24 % des hommes avaient tenté de perdre du poids, avec des changements alimentaires pas toujours favorables à la santé.
Le rôle d’un appui extérieur
Une habitude se construit plus facilement quand quelqu’un vous aide à la tenir. Alexandra, responsable du club et coach formée en nutrition, et Aurélie, coach du club, suivent chaque membre au quotidien. Ce rendez-vous de chaque jour devient lui-même une habitude, qui soutient toutes les autres.
Pour aller plus loin
Si vous sortez d’un régime, notre article sur la stabilité après un régime vous aidera à éviter le rebond. Celui sur la perte de poids qui dure rassemble les principes de fond. Le premier bilan au club est offert.
Avant tout changement important d’alimentation, demandez l’avis de votre médecin, car cet article ne le remplace pas.
Votre perte de poids en courbe
Renseignez votre profil, la courbe s’ajuste aussitôt.
Au rythme médian, 8 kg prendraient environ 11 semaines. Au pas le plus tranquille, plutôt 4 mois.
Pour une perte qui tient, le repère habituel va de 500 g à 1 kg hebdomadaire. Sur le graphique, c’est la zone idéale. Au-delà de 1 kg hebdomadaire, tenu longtemps, le corps entame ses muscles presque autant que ses réserves de gras. C’est la partie hachurée.
Projection indicative. Chaque parcours est unique, et personne n’avance au même rythme. Rien ne quitte votre appareil, rien n’est stocké. Passé 65 ans, un avis médical passe en premier.
Comment la courbe est construite
Le haut de la zone, 500 g hebdomadaires, c’est le pas le plus tranquille. Le bas, 1 kg hebdomadaire, c’est le seuil à risque.
Au départ, la balance descend vite, surtout grâce à l’eau, puis le rythme se calme. Après 40 ans, la médiane fléchit doucement, car le métabolisme baisse. À conditions égales, un homme perd souvent un peu plus vite qu’une femme.
Pour imiter la réalité, la courbe du parcours glisse quelques paliers de plusieurs jours et de légères reprises. Elle n’annonce pas ce que sera votre propre parcours.
Ces conseils sont d’ordre général, ils ne remplacent pas l’avis d’un médecin.
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Pour suivre le quotidien, ouvrez la page du programme de rééquilibrage alimentaire.

